L’empire de la physique.

Le classement au patrimoine de la collection des instruments scientifiques du Lycée, a valu à notre établissement d’être cité dans un article du Monde  :

Article du Journal Le Monde, supplément « Science et Techno » du samedi 17 décembre 2011.

Pour aiguiser votre curiosité, deux histoires associées à deux instruments de notre collection :

PLAQUES VIBRANTES POUR FIGURES ACOUSTIQUES DE CHLADNI

Ernst  Chladni (1756-1827

Fondateur de l’acoustique moderne, Chladni, fut un physicien allemand aux talents et aux intuitions multiples. C’est vers 1807, qu’il prit un disque de cuivre saupoudré de sable et en frotta le bord avec un archet : il obtint alors d’intrigantes figures géométriques.

« Qu’on juge de mon étonnement en voyant ce que personne n’avait encore vu. Il apparut une étoile à 10 ou 12 rayons, qui m’évoqua aussitôt les expériences sur les figures électriques [de Lichtenberg, en 1777]. »

L’ensemble des plaques vibrantes du Lycée Ampère, munies de l’archet et des poudres permettant la visualisation des figures.


Une vidéo des figures de Chaldni

ou avec un archer :

Les plaques de Chladni  sont à l’origine d’une anecdote édifiante à plus d’un titre :

En 1808, Laplace présenta les travaux de Chladni à Napoléon qui en fut tellement impressionné qu’il fit accorder à ce dernier une récompense de 6000 francs.

L’Empereur créa à cette occasion un prix de 3000 francs (soit 1kg d’or), accordé à qui proposera une théorie mathématique des plaques vibrantes susceptible d’expliquer les figures de Chladni. C’est la mathématicienne (autodidacte) française, Sophie Germain (1776 – 1831),  sous le nom d‘Antoine Auguste Le Blanc (pseudonyme d’un ancien élève de l’école polytechnique auquel Sophie Germain empruntait ses cours de mathématiques, l’école étant alors interdite aux femmes) qui remporta finalement le prix en 1816 après avoir échoué deux fois. Napoléon fut ainsi à l’origine de la première récompense officielle attribuée à une femme de science !


Sophie Germain.

LE MYSTÈRE DE LA LENTILLE DU MUSÉE.


Acquise par le Collège Royal, cette lourde lentille creuse en verre et de bonne taille (plus de 60 cm de diamètre), cerclée d’un anneau métallique est restée pendant plusieurs décennies au milieu de la collection, sans que sa fonction soit connue avec certitude. L’énigme vient enfin d’être résolue : La lentille servait à illustrer le phénomène de réfraction des ondes sonores.

Quelques explications :

Les ondes sonores se réfractent suivant les mêmes lois que la lumière. On remplissait cette lentille de gaz carbonique au moyen de l’ouverture située sur l’anneau. On place une montre sur l’axe de la lentille. On porte alors l’oreille sur l’axe, du côté opposé, à diverses distances. On trouve une position convenable où le bruit de la montre se distingue très bien alors que ce n’est pas le cas dans toute autre position. Le son cesse d’être entendu dès qu’on enlève la lentille, ou quand l’oreille se trouve en dehors de l’axe.
Les ondes sonores à la sortie de la lentille viennent en effet converger vers l’axe comme illustré ci-dessous :

Le site de l’association de sauvegarde des instruments scientifiques et techniques de l’enseignement : (cliquez ici)

Pour trouver l’ensemble des fiches associées à la collection des instruments du Lycée Ampère, cliquez sur « inventaire » puis cherchez « Lycée Ampère » dans la liste des établissements !

Lien vers un article du journal Libération sur le même sujet.

Publicités

Commentaires fermés