Robin Renucci à Ampère

Le 16 Novembre 2011, le lycée a eu l’honneur d’accueillir, dans ses locaux,  l’acteur  Robin RENUCCI, qui interprète Don Salluste dans Ruy Blas, mis en scène par Christian Schiaretti, directeur du TNP de Villeurbanne.

Robin RENUCCI dans Ruy Blas (crédit le figaro.fr)

«  Le texte est couché, il nous faut le relever par le souffle. »

Après avoir assisté au TNP de Villeurbanne à la représentation de Ruy Blas, de Victor Hugo,  dans la mise en scène magistrale de Christian Schiaretti, les élèves de 1ère ES1 et de 1ère ES2 ont eu le privilège d’accueillir au lycée  le comédien Robin Renucci, qui interprète Don Salluste.  Avec beaucoup de gentillesse et de simplicité, il a échangé avec  eux sur la pièce, sur son métier d’acteur, sur la beauté et l’absolue nécessité de l’alexandrin, sur  le sens de certaines scènes.  Le temps a passé bien vite en sa compagnie !

Merci, Monsieur Renucci, pour cette rencontre si enrichissante !

Pascale Flamant-Cresciucci, professeur de français

R.RENUCCI accueilli par M. le proviseur (Photo M.Redoux)

    « Avancer c’est être déstabilisé ».

D’entrée de jeu, Robin Renucci, nous a annoncé la couleur de l’entretien qui allait suivre. Nous étions tout d’abord surpris de l’attitude de l’acteur, que nous imaginions hautain et avec un ego surdimensionné, mais qui s’est révélé être fort sympathique et bien à l’écoute des élèves. Pour lui le théâtre repose sur trois piliers fondamentaux indissociables : le metteur en scène, les acteurs et le public. Il pense que  le théâtre est un échange entre acteur et public. Heureux de nous offrir son savoir, il a tenté de nous apprendre la métrique et de nous faire voir les alexandrins différemment à l’aide de petits exercices ludiques. Sa volonté de nous instruire et de nous grandir transparaissait tout au long de cet entretien. Son état d’esprit est illustré par une très belle phrase « Le texte est couché, il faut le relever par le souffle. ». Pour conclure, une entrevue très agréable pour nous et nos professeurs.

Victor, Raphaël et Nathalie, 1ère ES1.

R.RENUCCI (Photo M.Redoux)

Des élèves passionnés (Photo M.Redoux)

Les critiques de la pièce.

Une mise en scène de Ruy Blas par Christian Schiaretti inaugure la nouvelle salle du TNP de Villeurbanne.

Christian Schiaretti devant la nouvelle salle du TNP

La nouvelle salle du TNP de Villeurbanne est inaugurée avec une belle mise en scène de Ruy Blas de Victor Hugo par Christian Schiaretti. Une pièce particulièrement novatrice pour son époque, qui convient bien à de tels évènements. T.N.P. sont les initiales de Théâtre National Populaire, ce qui correspond parfaitement à l’un des objectifs du dramaturge Victor Hugo, celui de créer une forme de théâtre qui s’adresse à tout le monde, «tout public», comme on dirait maintenant.
L’intrigue de la pièce est assez complexe, c’est d’ailleurs en cela qu’elle est particulièrement romantique. Don Salluste, grand d’Espagne, exilé par la reine après avoir séduit sa servante, est furieux. Il veut se venger de la reine. Il va alors demander à son valet Ruy Blas de la séduire, pour la condamner, elle aussi, à l’exil.
Dès le lever du rideau, le spectateur est saisi par le décor : le plateau est entièrement recouvert d’azulejos, carreaux à motifs bleus et oranges, le tout dans la pénombre, ce qui reconstitue parfaitement  l’atmosphère mystérieuse d’un palais espagnol à l’aube. Le soleil se lèvera ; la lumière augmentera donc progressivement. Au cours de la pièce, d’autres scènes sont impressionnantes. C’est le cas de la scène entre Ruy Blas et son page: l’ombre des deux personnages face à face, de tailles symboliquement différentes, est projetée sur une armoire immense, au fond de la scène, qui fait office d’écran, pendant que sur le devant de la scène, les deux mêmes personnages se tiennent au milieu de rideaux entr’ouverts. La pièce est jouée par une vingtaine d’acteurs, dont plusieurs piliers: Robin Renucci, un Don Salluste grave et machiavélique, Roland Monod, un Don Guritan dont le comique est inattendu, Isabelle Sadoyan, malicieuse duègne et Jérôme Kircher, interprétant à merveille le rôle comique et plein de fantaisie de  Don César. Certes, Ruy Blas et la reine manquent encore d’assurance du fait de leur jeunesse, ils parviennent tout de même à donner du charme aux deux héros romantiques qu’ils interprètent.
La pièce est jouée jusqu’au 11 décembre, alors n’hésitez pas à aller la voir.

E. Coron, 1es1

Ruy Blas (crédit le figaro.fr)

Ruy Blas à terre devant la Reine et la cour (photo Christian Ganet)

11 novembre 2011, la nouvelle salle du TNP de Villeurbanne a été inaugurée avec Ruy Blas de V.Hugo. Mise en scène par Christian Schiaretti, le directeur du théâtre,  et jouée par la troupe du TNP, la pièce est une création.
Pour la première de Ruy Blas et l’inauguration de la salle, le TNP a vu les choses en grand : vingt et un acteurs dont six rôles importants joués par la troupe du théâtre et mise en scène grandiose de ce drame romantique. Ce n’est pas un hasard si Schiaretti a choisi cette pièce et cette date pour la réouverture du TNP. Ruy Blas a été écrite par Hugo pour l’inauguration du premier TNP. Le 11 novembre 2011 s’ajoute donc comme une date clé du théâtre français. En 1838, Hugo signait avec Ruy Blas l’un des premiers drames romantiques accueillis avec succès. Le sujet de la pièce serait «  quelque chose de grand, de sombre et d’inconnu » pour réunir les «  différentes classes de spectateur ».  La pièce est un triomphe ;  plus d’un siècle et demi plus tard  elle n’a pas pris une ride.
Ruy Blas est un laquais transi d’amour pour la Reine d’Espagne. Son maître, le vicieux Don Salluste, met au point un plan machiavélique qui permet à Ruy Blas de devenir l’amant de la Reine afin de la détrôner. . Mais un drame romantique ne serait pas un drame si Don Salluste ne dévoilait pas la véritable identité de Ruy Blas…
Le dispositif scénique  repose est principalement sur les jeux de  lumière : une fenêtre qui s’ouvre et la pièce est inondée de lumière, un volet qui se ferme et c’est le noir sur scène. Robin Renucci (Don Salluste) et Jérôme Kircher (Don César) s’imposent comme les piliers de la pièce. Le public est suspendu aux lèvres de Renucci et rit doucement des pitreries du personnage de  Kircher. Une fois encore Schiaretti s’en tient aux didascalies  originales pour sa mise en scène, mais il ajoute sa touche personnelle, par des clins d’œil au monde contemporain.   C’était déjà la même rigueur dans la mise en scène de Coriolan pour laquelle il avait reçu le Molière du metteur en scène 2009.
Tous les éléments étaient réunis pour réussir et l’objectif est atteint : la réouverture du TNP de Villeurbanne est un franc succès.

Zélie Bendriss 1ES1

Une scène de Ruy Blas (© Christian Ganet)

Un extrait de la pièce ? c’est ici

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